La Région Autonome de la Côte Caraïbe Sud (RACCS) possède une identité historique, culturelle et territoriale profondément distincte du reste du pays.
C'est un vaste territoire à faible densité de population, confronté à d'importants défis d'accessibilité : de nombreuses communautés rurales ne sont accessibles que par voie fluviale ou maritime.
La région est habitée par divers peuples autochtones — Miskitu, Rama et Ulwa — ainsi que par des communautés afro-descendantes — Kriol et Garífuna — dans le cadre d'un système d'autonomie régionale reconnu par l'État nicaraguayen. Cette diversité exige des approches interculturelles, participatives et adaptées au territoire.
Les régions caraïbes sont parmi les plus exposées du pays aux ouragans et aux tempêtes tropicales. À l'échelle nationale, plus de 1,6 million de personnes vivent dans des communautés classées à haut risque ouragan.
La région fait régulièrement face à :
- Des ouragans de forte intensité
- Des inondations prolongées
- Des pertes agricoles récurrentes
- Des dommages sévères aux infrastructures communautaires
Ces défis sont aggravés par des niveaux élevés de pauvreté et d'isolement. Dans de nombreuses zones rurales, la pauvreté touche plus de 60 % des ménages, avec une incidence plus forte au sein des communautés autochtones et afro-descendantes.
L'accès aux services de base reste limité ou instable, notamment :
Le changement climatique intensifie davantage ces vulnérabilités, affectant la productivité agricole et la stabilité des systèmes communautaires.
- L'eau potable
- L'électricité
- Les services d'assainissement
- L'alimentation nutritive
- Les infrastructures résilientes
Le changement climatique intensifie davantage ces vulnérabilités, affectant la productivité agricole et la stabilité des systèmes communautaires.